Merci Maurice Mességué

 

 

 

 

Merci, Maurice Mességué !

 

 

 

Ma grand-mère possédait dans son immense bibliothèque un livre qui m’a souvent intrigué par son titre et sa présentation:  il s’agit de Mon herbier de santé (1975).

 

 

 

 

J’y découvre un auteur complètement amoureux des plantes médicinales : monsieur Maurice Mességué.

 

Le voyage dans le monde des « simples » est saisissant.

Des légumes aux fleurs comme la rose, des arbres aux ronces, je suis plongé dans un nouveau univers.

En réalité c’est mon regard qui change : les plantes qui m’entourent sont nécessaires ainsi que les mauvaises herbes des champs.

 

Maurice Mességué m’a permis de passer à l’expérimentation.

 

Je me souviens encore de cette pauvre volaille atteinte d’un parasitisme si sévère qu’elle ne fait plus que boire et présente des signes nerveux.

 

Convaincu de la présence de vers je décide d’administrer une gousse d’ail coupée en morceaux de la taille de grains de maïs.

Le vétérinaire passe justement afin de rendre visite à une ânesse récemment achetée.

 

En quelques secondes, juste en se rendant à l’étable, il aperçoit la pauvre poule grise qui semble après quelques heures de l’administration de la gousse d’ail, se rétablir très lentement.

 

Son avis est précieux : seuls des antibiotiques et un anthelminthique peut aider la volaille.

Et encore, il pense que c’est trop tard.

 

Puisque de légers effets ont été observés en 6 heures, je renouvelle le traitement avant de rentrer tout le monde au poulailler… la nuit arrive.

 

Le lendemain matin, alors convaincu de trouver la poule morte, celle-ci est vivante et même dans un état de santé extraordinaire.

 

Une autre gousse administrée de force, toujours, la sauvera.

 

Pourquoi l’ail ?

 

Et bien ! parce que Mességué dans son Herbier de Santé indique que ce bulbe est un excellent vermifuge et de plus qu’il est un puissant antiseptique digestif.

 

Une combinaison d’action précieuse dans le parasitisme des volailles.

 

 

Riche de cette petite victoire j’envisage d’utiliser l’ail sur les autres animaux de la ferme comme les ânes, les brebis, etc…

De succès en succès je découvre les effets peu à peu d’une multitude d’autres plantes.

 

Je tiens donc à vous parler de ce célèbre guérisseur-herboriste qu’est M. Mességué.

Et pour cela rien de mieux que de découvrir un autre de ces livres :

 

Des Hommes et des plantes.

 

Dans celui-ci je découvre que Mésségué est née le Dimanche 14 décembre 1921 dans le Lot et Garonne.

Mais l’auteur préfère dire qu’il est née à Gabarret, un village du Gers puisque c’est là qu’il  a grandi.

 

Tous les Mességué ont été des guérisseurs apparemment.

 

Maurice M.  parle beaucoup de son père et il « lui dois tout ».

 

Il s’installe à Nice où avec « insouciance » il espère avoir des patients.

Récoltant tous les matins les plantes médicinales de la région, il est heureux mais brûle toutes ses économies.

Il se retrouve donc à la soupe populaire avec Schoum, un sans domicile fixe que M. Mességué va libérer d’un eczéma dont aucun médecin ne parvient à soigner.

 

Schoum refuse d’abord de suivre un traitement mais Maurice Mességué à l’idée de donner du vin à chaque fois que son patient viendra le voir !

 

Et pour Schoum c’est un échange acceptable !

 

Mességué déclare dans son livre : « J’avais beaucoup réfléchi sur son cas et décidé d’agir sur quatre points : Foie-Intestins, pour l’aider à se désintoxiquer.

Reins pour lui faire éliminer les toxines.

Nerfs pour calmer ses démangeaisons.

Et Peau pour agir sur les dartres squameuses de on eczéma.

 

Pour le foie, avant tout l’Artichaut.

J’en ai renforcé les effets avec les fleurs de l’achillée Millefeuille, les feuilles du chou et du thym.

Pour les intestins, l’humble liseron blanc des haies.

Pour les nerfs, de la fleur de tilleul et d’aubépine.

Comme diurétique, les tiges du Genêt à Balai. … . La fleur de la reine des prés et le chiendent.

Enfin pour traiter sa dermatose eczémateuse, la leur de la sauge et la feuille de Bardane.

Et les feuilles d’orties et , bien sûr, l’inévitable chélidoine.

 

A raison de deux bains de pieds par jour pendant un mois, mon malade a été débarrassé de son eczéma. »

 

Schoum va permettre à Mességué d’avoir une nouvelle patiente : la Mère Marie qui « est une femme pleine de rhumatismes ».

 

A l’aide des plantes (chou, lavande, thym, sauge, genêt à balai, chiendent, prêle, reine des prés).

 

« Une bonne réussite » …

« Ses sœurs étaient gardes-malades, elles allaient à domicile.

Elles donnaient des soins et quand un malade résistait aux traitements qu’elles lui appliquaient, elles » les envoyaient à Mességué.

 

« Maintenant j’entendais frapper à ma porte jusqu’à quatre fois par semaine.

Puis je suis monté à quinze…

 

J’étais au summum de la joie ! »

 

Réussissant à soigner la femme d’un médecin (« le bon docteur Camaret ») , il obtient de plus en plus de malades.

Et ainsi jusqu’à Mistinguett.

 

Mais le succès de  Mességué va apporter le lot habituel de malheurs tels que les procès !

C’est le début des attaques par la Justice contre un homme pour exercice illégal de la médecine.

Cela semble débuter en 1949.

 

Que l’on soit d’accord ou contre ces procés, Mauice Mességué  est pour moi à l’image de ces guérisseurs par les plantes qui ont marqués et influencés les mentalités.

Le respect envers la nature, les animaux , les plantes et les hommes voilà ce que l’on peut attendre des lectures des ouvrages de Monsieur Mességué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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