Maladies et phyto 4

 

Otites

 

Elles sont provoquées par une infection bactérienne ou fongique le plus souvent, par l’introduction d’un épillet également.

Il faut retirer le corps étranger après avoir calmer la douleur et l’inflammation (le chien se gratte l’oreille ou remue la tête frénétiquement).

Donner de l’ail, du thym et du berberis en interne.

Laver l’oreille avec un coton tige imbibé d’infusion de romarin et de berbéris.

L’huile de millepertuis calmera la douleur.

 

La visite chez le vétérinaire est indispensable.

 

Aromathérapie : HE d’origan en interne.

En externe, diluer une goutte d’HE de lavande et une goutte d’HE de tea tree dans de l’huile d’amande douce.

Tremper dans cette mixture un coton-tige et nettoyer le conduit de l’oreille.

 

 

Paratuberculose

 

Maladie chronique et contagieuse provoquée par Mycobacterium paratuberculosis.

On observe une diarrhée profuse de très mauvaise odeur sans fièvre.

L’animal a donc une entérite chronique qui l’affaibli et peut conduire à la mort.

 

Voir à Diarrhées, les différents moyens de lutte.

 

Aromathérapie : HE d’origan et de tea tree, de cannelle et de girofle, de laurier noble et de citron.

 

 

Pasteurellose et Mycoplasmose

 

La pasteurellose des ruminants est provoquée par Pasteurella multocida ou P. haemolytica.

Il s’agit de maladies respiratoires très graves.

 

Donner de l’ail, de l’échinacée, du berberis, de l’isatis, de l’astragale, de l’aunée, du thym, et de l’eucalyptus.

Les fleurs de sureau, le fénugrec et le bouillon blanc seront très utiles aussi.

 

Aromathérapie : camphre, HE de cyprés, de laurier noble, d’hysope en application externe (au niveau des bronches).

En interne : HE d’eucalyptus radié, de tea tree et d’origan, de citron.

 

La mycoplasmose sera traitée de la même façon.

 

 

Piroplasmose

 

Maladie très grave touchant les animaux mordus par une tique.

La tique injecte dans la circulation sanguine des protozoaires qui peuvent se développer chez elle sans la rendre malade.

Les protozoaires transmis sont les Babesia.

Ils se reproduisent dans les globules rouges(hématies) et les détruisent.

Les Babesia crèvent la membrane du globule rouge.

Ils synthétisent des enzymes toxiques pour l’animal.

La réaction immunitaire va détruire les globules rouges atteints.

Les premiers signes cliniques sont l’abattement, la fièvre, l’anémie (liée à la destruction des hématies) ou l’ictère (le foie est surchargé par le nombre de toxines et les fragments d’hématies à épurer), du sang dans les urines.

La mort survient en 1 à 2 jours.

Mais certains chevaux , par exemple ceux qui ont résisté à la phase aigue cité plus haut, développent une phase chronique.

L’animal présentera des troubles digestifs ( entérite et coliques), des difficultés à déglutir (évoquant un corps étranger ou un oedème pulmonaire) , une anémie, un amaigrissement, un œdème des membres.

Le foie et les reins seront crises après crises terriblement lésés.

Dans tous les cas, l’anémie provoque un manque d’oxygène ce qui aggrave les lésions au foie et parfois à d’autres organes.

 

Traitement : il faut réguler-détruire les Babesia ; lutter contre la fièvre élevée, soutenir-aider le foie et les reins.

 

Traditionnellement les éleveurs utilisaient l’achillée millefeuille et l’herbe à robert (ou d’autres plantes à tanins).

Or l’achillée est à la fois fébrifuge et anti-babesia (in vitro).

L’armoise de chine et le berberis seraient utiles.

Donner du quinquina, de la gentiane et du saule, de la menthe, sauge, rumex acetosa, frêne.

Aider le foie : romarin, chardon marie, artichaut, radis noir, fumeterre,...

Stimuler le reins : cheveux de maïs, pissenlit, orties, vergerette du Canada, persil, bouleau, queues de cerise,…

 

 

Pleurésie et pneumonie

 

La pneumonie est une inflammation des poumons, la pleurésie est l’aggravation de la pneumonie, il s’agit de l’inflammation de la plèvre (membrane enveloppant les poumons).

 

L’infection des poumons a différentes origines : c’est souvent la grippe qui prépare le terrain mais les bactéries, les champignons et d’autres virus peuvent provoquer également une pneumonie.

 

Dnner de l’ail, d l’échinacée, de l’astragale, hydrastis, scutellaire baikalensis, eucalyptus et thym, sauge, rameaux de pin.

Pour la fièvre : gingembre, fleurs de sureau, achillée, saule, quinquina, menthe, rumex acetosa…

Pour la toux : donner de l’aunée, de la réglisse, de la guimauve, de l’hysope.

 

S’il s’agit d’une pneumonie virale :

Donner de l’HE de niaouli, de ravintsare, d’eucalyptus citronné, de lavande.

Le camphre est également un remède très efficace.

 

 

Pseudo-variole

 

Maladie contagieuse provoquée par un parapoxvirus.

Elle frappe surtout les vaches en lactation.

Les trayons deviennent rouges et douloureux.

Deux jours plus tard, il se forme des papules oranges qui se transforment en croûtes rouges.

La guérison survient généralement en une semaine.

Mais la mammite est souvent la conséquence de la maladie.

 

Aromathérapie :

Associer HE de girofle, de tea tree, de girofle, de lavande, de laurier noble, de pelargonium asperum et de melaleuca quinquenervia à cinéole (ou HE d’eucalyptus radiata) ; en externe.

 

 

Rachitisme

 

Se manifeste par de grosses articulations, et par un arrêt de croissance.

Une boiterie est possible.

La cause est ne carence en calcium et ou en vitamine D.

Une bergerie trop sombre (la vitamine D est la vitamine du soleil !) ou des troubles de l’absorption du calcium à causes de diarrhées chroniques.

 

Traitement : prêle, ortie, varech, graines germées, fénugrec, pissenlit.

 

 

Rétention du placenta

 

Donner un purgatif pendant trois jours comme l’aloes ou de l’huile de ricin.

Donner aussi du curcuma.

Mais surtout, associer feuilles de grande camomille, de lierre grimpant, d’alchémille et de framboisier.

 

 

Rotavirose

 

Maladie provoquée par un rotavirus.

Ce virus est responsable de la moitié des cas de diarrhées.

La pathologie est très contagieuse (70%).

Les cas mortels sont rares et ils sont généralement le signe d’une surinfection bactérienne (clostridium, cryptosporidium, escherichia coli,…)

 

Traitement : (Voir Diarrhées).

On donnera de la tormentille ou de la potentille.

Les plantes de la famille des roses (rosa) sont aussi des antiviraux et des astringents.

Une infusion de thé noir est un bon substitut.

Pour prévenir une infection bactérienne on donnera de l’ail, du jus de myrtilles qui luttent à la fois contre la bacillose et les virus.

Le jus de citron, la réglisse, l’astragale et l’échinacée seront très utiles.

 

 

Salmonellose

 

Chez les volailles, il s’agit de lutter contre la bactérie Salmonella pollurum gallinarum qui cause deux maladies selon l’âge.

La première atteints les petits et on l’appelle pullorose, la seconde touche les adultes et on la nomme typhose aviaire.

 

Chez les autres animaux, on observe une diarrhée profuse parfois sanguinolente , de la fièvre, une déshydratation et des bruits intestinaux caractéristiques.

Les jeunes souffrent parfois d’une arthrite septique puis d’une septicémie mortelle.

Traitement : lutter contre la déshydratation (voir la préparation à base de miel, de thym, de feuilles de noyer, de sel et de bicarbonate de sodium à Diarrhées).

 

Donner aussi de l’ail, de l’échinacée, de l’écorce d’orme rouge, de la bardane, menthe et fenouil, gentiane.

 

Aromathérapie : pour les jeunes veaux : associer HE de tea tree, d’origan du camphre, de l’HE de citron.

Aux adultes on peut rajouter de l’HE de girofle et de cannelle.

 

 

Stéatose hépatique

 

Il s’agit d’une accumulation de triglycérides (graisse) dans le foie.

La plus connue des stéatoses est … le foie gras.

Mais celle-ci est provoquée par gavage, dans le cas spontanée cela signifie que l’organisme est saturé en graisses.

 

Traitement : boldo, chardon marie, artichaut, romarin.

 

 

Hyperthyroidie et hypothyroïdie

 

La thyroïde est composée de deux glandes symétriquement accolées à la trachée.

Les glandes paratyroïdiennes sont sur le sommet de chaque glandes.

 

Située sous la peau, elle est facilement palpable pour déterminer la présence d’adénomes ou d’un goître (grossissement).

 

La thyroïde produit différentes hormones : la triiodothyronine, la thyroxine et la calcitonine.

La sécrétion des deux premières est sous le contrôle de la thyréostimuline (TSH) produite par l’hypophyse.

La calcitonine diminue le taux de calcium dans le sang ainsi que celui du phosphore.

La diminution du calcium provoque un stockage de cet élément au niveau des os.

Elle a un rôle crucial dans la croissance des os.

 

La triiothyronine et la thyroxine participent à la thermogenèse, à la synthèse de protéines et à la sensibilité de l’organisme aux catécholamines (adrénaline).

 

L’hyperthyroïdie frappe surtout les animaux âgés qui ont un adénome qui s’est formé.

L’hypothyroidie est la baisse de production d’hormones thyroïdiennes.

Elle est la conséquence d’une tumeur de l’hypophyse ou de l’hypothalamus ; ou bien il s’agi d’une atteinte thyroïdienne (inflammatoire : thyroïdite).

 

Traitement :

-de l’hypothyroïdie : gaillet gratteron et varech, réglisse, ginseng, astragale, pissenlit, bardane, lycopus, leonurus cardiaca.

-de l’hyperthyroïdie : ortie, valériane, achillée, lycopus, aubépine, leonurus cardiaca.

Le rehmannia sera aussi important.

 

 

Toxémie de gestation

 

Provoquée par un déséquilibre entre l’apport et le besoin en énergie (alimentation pauvre en énergie par exemple).

Tout excès d’énergie (céréales) en fin de lactation ; toute carence en énergie (sous alimentation) alors que la gestation va prendre fin ; parasitisme très élevé (douves) ; gestation multiple ; vieillesse…

Lorsque l’animal manque de glucides le foie ne possède plus assez de sucre pour traiter les corps cétoniques qui s’accumulent dans le sang (cétose).

Lorsque l’animal est trop gros ou reçoit un excès d’aliments, il y a formation d’acides gras en excès d’où des corps cétoniques (acétone, …) produits en grandes quantités.

Les cétones s’accumulent dans le sang , il y a une acidose et une atteinte possible du système nerveux.

Du côté du foie on observe parfois une lipidose.

Symptômes : abattement, refus de se mouvoir et de s’alimenter.

La rumination cesse , l’indigestion a lieue.

Un grincement de dent dénote une atteinte nerveuse.

Si la femmelle est en gestation, elle aura un accouchement difficile et un risque élevé de rétention placentaire donc d’infections.

Elle peut aussi perdre le fœtus : une toxémie est à craindre.

 

L’hypoglycémie qui s’installe sera combattue par l’apport de mélasse (qui remplace le propylène-glycol) à la dose de 250 g par jour.

 

On luttera contre l’acidose en donnant du bicarbonate de sodium (une cuillère à café toutes les ½ heure ou une cuillère à soupe toutes les heures).

 

Les hépatoprotecteurs sont indispensable : romarin, artichaut, chardon marie, curcuma.

 

L’absinthe, la menthe poivrée, la camomille et les graines d’ombellifères expulseront les gazs et calmeront l’indigestion.

Le vin ou l’esprit de vin sera utilisé.

 

Pour favoriser la reprise de la rumination : gingembre, gentiane, réglisse…

 

Si l’animal est à jeun plus de trois jours l’alimenter de force avec des jus d’orties, de carotte, d’orange.

L’emploie d’un pistolet-doseur est des plus utiles.

 

 

Toux

 

On distingue la toux humide (suivie d’expectoration) et la toux sèche (rauque, quinteuse).

 

Priorité au thym, à la primevère, la réglisse, l’anis, le bouillon blanc ou le marrube, l’hysope.

Pour adoucir la gorge : écorce d’orme rouge et guimauve.

Pour désinfecter : aiguilles de peu, fleurs de sureau, échinacée, ail, sauge…

 

 

Toux du chenil

 

C’est la trachéobronchite du chien.

Les agents responsables sont Bordetella bronchiseptica (B. pertussis est l’agent de la coqueluche chez l’homme) ; le virus de la grippe (para influenza canin) ; les adénovirus 1 et 2.

Symptômes : toux sèche ; écoulements nasales ; conjonctivite ; éternuements ; abattement ; toux ; fièvre.

Si la maladie n’est pas traitée, le risque de pneumonie est fréquent.

 

Contre la toux : réglisse, thym, sauge.

Contre la fièvre : fleurs de sureau, menthe, gentiane, achillée, …

Contre l’infection : eucalyptus, ail, échinacée, aunée.

 

 

Ulcères digestifs

 

Un ulcère est une perte de substance de la muqueuse gastrique et du duodénum (début de l’intestin).

Plus de 90% des chevaux de courses américains présentent des ulcères digestifs, contre 60 % des chevaux de travail et 50 % des foals.

En effet, les efforts prolongés et le stress sont des causes d’ulcères.

L’alimentation peut aussi avoir un rôle : l’acidité du tube digestif détruit les muqueuses.

Si l’animal ne mange pas assez régulièrement, l’acidité augmente.

Enfin certains médicaments comme les anti-inflammatoires présentent comme effet secondaire la formation d’atteintes digestives.

 

Symptômes : hypersalivation, coliques chroniques, diarrhées.

 

Traitement : gingembre, réglisse, orme rouge et ou guimauve.

En cas de stress : valériane et camomille.

 

 

Urinaire (troubles)

 

Le système urinaire se compose chez le cheval par exemple : des reins, des uretères (conduisent l’urine à la vessie) et de l’urètre.

 

Le rein est constitué de millions de néphrons.

Chaque néphron comprenant un glomérule et un tubule.

Le glomérule est un filtre qui ne laisse passer que l’eau et les molécules de petites tailles.

Le tubule maintient l’équilibre acido-basique en laissant passer certains sels minéraux et pas d’autres.

Le rein excrète les produits toxiques comme l’urée, la créatinine,…

Le rein stimule aussi la production des globules rouges par la production d’une hormone : l’érythropoiétine, et régule la pression artérielle en produisant de l’angiotensine et de la vassopressine.

 

Les maladies les plus connues sont l’insuffisance rénale ; les maladies congénitales ; troubles d’origine circulatoire (hémorragies après de violentes coliques) , obstruction des artères lors de la migration des larves de strongles, nécrose suite à des excès de corticoïdes.

Les maladies des glomérules sont à l’origine de la plupart des cas d’insuffisance rénale chronique : des complexes immuns formés lors d’infections forment des dépôts.

Les maladies des tubules sont plutôt causées par les toxines.

Bien sûr il y a les calculs rénaux, les cystites et les tumeurs également.

 

 

Variole aviaire

 

 

Maladie provoquée par des Avi-poxvirus.

La forme sèche ou cutanée , induit des vésicules sur la crête, autour du bec et des yeux, et les pattes.

Cette forme survient en été et les animaux guérissent spontanément.

La forme diphtérique ou humide provoque l’apparition de membranes sur les muqueuses buccales et respiratoires.

La mort survient par asphyxie dans 50 % des cas.

Cette forme survint surtout en automne.

 

Donner de l’ail, de l’échinacée, de l’astragale…

L’HE d’eucalyptus est également intéressante.

Laver les parties atteintes avec du jus d’ail.

 

 

Variole des ruminants

(Voir Clavelée)

 

Ail et feuilles de sureau sont les grands spécifiques.

 

 

Virales (maladies aigues)

 

Les antiviraux naturels seront donnés : ail, échinacée (ou astragale ou baptisia tinctoria), mélisse, baies de genévrier, réglisse, eucalyptus, propolis.

 

Antibactériens naturels : ail, échinacée, berberis, isatis tinctoria, propolis,…

 

Pour les infections virales du système respiratoire : thym, bourgeons de pin, fleurs de sureau seront très utiles.

 

La fièvre élevée étant courante : gentiane, saule, menthe, sauge, achillée

 

Aromathérapie : associer les HE riches en 1,8-cinéole (eucalyptol) qui constitue un antiviral intéressant (ou au moins limite les infections bactériennes qui s’associent aux virus), c’est à dire : l’HE d’eucalyptus, de niaouli, de ravintsara, de cajeput.

 

Utiliser les HE de tea tree et d’origan ou de thym ou de sarriette pour lutter contre les bactéries.

 

 

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