Maladies et phyto 1

 

Accouchement

 

 

Pour accélérer la délivrance, il faut stimuler l’utérus.

Beaucoup de plantes ont été employées avec succès.

Ce sont : les feuilles de framboisier (ou de ronces si rien d’autres) , d’alchémille, d’armoise ou d’absinthe, de plantes à berbérine (hydrastis, berberis, mahonia, coptis…), la poudre de clou de girofle, le laurier noble, le gingembre, le lierre terrestre, les graines de lin et le lierre grimpant.

 

On associera de préférence le framboisier, l’alchémille et les feuilles de lierre grimpant.

 

 

Acétonémie

 

 

Provoquée par un apport insuffisant de glucides, d’énergie par rapport aux besoins de l’animal.

Traitement : voir Toxémie de gestation.

 

 

Acidose

 

V. Météorisation et Toxémie de gestation

 

 

Allaitement

 

Des phyto-oestrogènes sont conseillés pour augmenter la production lactée : fénugrec, medicago sativa, fenouil, luzerne.

 

D’autres plantes seront employées également : galéga officinale, varech, baies de genièvre, anis vert, ortie.

 

Pour permettre le tarissement : sauge, noisetier ou hamamélis, persil et petite pervenche (en interne).

Cataplasme de persil en externe.

 

 

Allergies

 

Quand une substance s’introduit dans l’organisme, elle peut provoquer une réaction de défense par le système immunitaire.

On appelle alors cette substance : antigène.

Dans le cas de l’allergie, on parle d’allergène.

Chaque cellule de l’organisme possède des marqueurs à sa surface : c’est le système HLA.

Ce sont des protéines ancrées dans la membrane.

Les hématies (globules rouges) possèdent leur propre système de marqueurs ( ABO).

Les marqueurs sont des antigènes.

En fait ce sont ces marqueurs qui font que l’organisme considère une substance comme étrangère.

L’organisme produit lors de la détection d’antigènes étrangers des anticorps ou immunoglobulines.

Celles-ci vont se combiner aux antigènes étrangers et s’y agglutiner

C’est la formation de ce que l’on appelle un complexe immuns.

Les anticorps sont produits par des plasmocytes (lymphocytes B spécialisés).

La phagocytose a alors lieue : les leucocytes (ou globules blancs) qui possèdent des récepteurs où vont se positionner les anticorps qui se sont fixés sur le corps étranger.

Par leur grande taille , les leucocytes englobent la substance étrangère.

Pendant ce temps les lymphocytes B qui possèdent des anticorps à leur surface vont activement se diviser.

C’est la réaction humorale.

La réaction cellulaire, elle, est réalisée par les lymphocytes T (Tueuses) capables de produire des substances qui sont propagées et attaquent le corps étranger.

Donc les globules blancs sont les agents de la défense immunitaire.

On divise les leucocytes en granulocytes (neutrophiles :agissent surtout lors d’infections bactériennes ; éosinophiles : interviennent plutôt dans les infections parasitaires ; basophiles : responsables des réactions allergiques et inflammatoires, ils libèrent de l’histamine) ;en lymphocytes B, T et NK ; et enfin en monocytes (ou macrophages).

 

Dans la réaction allergique, les allergènes sont agglutinés par des anticorps puis ces complexes immuns vont être liés aux basophiles et aux mastocytes ( basophiles immobiles).

Les basophiles vont alors libérer l’histamine, agent responsable des symptômes de l’allergie.

Il existe 4 types de réactions allergiques : immédiate (dépendant des anticorps de type E ou immunoglobulines E notées IgE ) ; cytotoxique (impliquant les anticorps IgG) ; à complexe immuns ; et enfin retardée (eczéma par exemple).

 

Quels sont les traitements possibles ?

L’utilisation d’anti-histaminiques.

Le traitement des symptômes (bronchodilatateurs ; adrénaline ; anti-inflammatoires…).

Malheureusement le cheval ne réagit pas beaucoup aux anti-histaminiques.

 

Anti-allergique de la peau :

 

Bardane, camomille, le fruit du cognassier, le sarrasin, la réglisse.

 

Anti-allergique des voies respiratoires (rhinites):

 

HE de menthe poivrée ; orties ; petasites (comparée à l’action d’un anti-histaminique de synthèse : la cetirizine), carum copticum (puissant bronchodilatateur et anti-histaminique).

 

Anti-allergique généraux (efficaces aussi bien pour la peau que pour la respiration) :

 

Impatiens balsamina ; HE de lavande ; graines de nigella sativa ; citronnier épineux ; réglisse ; rehmannia glutinosa ; fruit de la rose asiatique (rosa davurica) ; coleus (la forskoline est le principal agent responsable) ; albizzia spp (puissant).

 

 

Amaigrissement

 

 

Première chose à faire : contrôler l’état des dents.

L’usure se fait par des fourrages ; l’apport excessif de concentrés favorise l’apparition des pointes dentaires qui irritent ou abîment les muqueuses buccales et contraignent le cheval à moins mastiquer (favorise des troubles digestifs, la malnutrition) ou même à moins manger.

Une dent cassée provoque aussi la non usure de la dent de la mâchoire opposée.

Le cheval met plus de temps à manger ou recrache des boules de foin.

L’haleine nauséabonde peut être le signe d’une infection.

La présence de grains entiers de maïs dans les crottins peut aussi être le signe d’une mauvaise dentition.

 

Les fibres sont la base de l’alimentation du cheval : elles provoquent une mastication correcte d’où une usure des dents homogène, une salivation normale et un ralentissement du transit intestinal.

 

La digestion chez le cheval, se produit surtout dans l’intestin grêle et le gros intestin ; pas tellement dans l’estomac.

Les fibres ralentissant le transfert de nutriments, elles permettent une meilleure digestivité.

 

La flore est en équilibre chez un animal en bonne santé.

Cet équilibre dépend de la nature des aliments.

Il existe des bactéries digérant l’amidon, d’autres les protéines , …

Un excès de protéines développera les bactéries protéolytiques et l’équilibre est rompu.

D’où l’intérêt de changer progressivement l’alimentation.

Donner trop de concentrés ou de céréales peut faire maigrir le cheval !

Le manque d’eau peut inhiber l’appétit.

 

Bien sûr le parasitisme important est la première cause d’amaigrissement .

La douleur chronique, les cancers, les maladies hépatiques, rénales ou cardiaques chroniques également.

Les ulcères gastriques sont fréquents chez le cheval et causent, eux aussi, un amaigrissement.

Ce symptôme sera alors accompagné soit d’un grincement de dents soit de coliques chroniques.

 

Une fois, la cause traitée (voir les maladies correspondantes) ont favorisera la prise de poids par l’addition d’ortie, de fénugrec ou de lupin blanc.

 

Anales (glandes)

 

 

Les glandes anales sont deux petites poches localisées sous la peau à proximité de l’anus.

Elles contiennent des sécrétions que les ancêtres des chiens se servaient pour marquer leur territoire.

Ces sacs sont liés au rectum par des conduits.

Il arrive que ces sacs soient trop remplies.

Ils grossissent et il peut se produire une infection .

Un chien atteint de troubles des glandes anales se frotte l’anus sur le sol, se lèche régulièrement la zone anale.

Les sacs sont souvent remplis à cause d’une obstruction : un épillet, un parasite intestinal, une plaie, une tumeur du sac anal.

Si aucun traitement n’est réalisé , il y a une infection provoquée par des staphylocoques ou des streptocoques le plus souvent.

Un abcès se forme et dans les cas plus graves , une fistule anale.

 

Il faut donner des anti-inflammatoires comme le curcuma et le gingembre.

Donner aussi de l’ortie, du pissenlit en interne.

L’achillée , la lavande et la camomille matricaire en fomentations sur la partie atteinte pour prévenir l’abcès.

Puis désinfecter avec du calendula.

 

 

Anémie

 

Bien des pathologies sont à l’origine d’une anémie.

Il faut d’abord traiter la cause.

Pour favoriser la guérison on donnera des plantes riches en fer ou facilitant son absorption : ortie, raifort, varech, persil, cynorrhodon (très riche en vitamine C, celle-ci rend l’absorption du fer considérable), bardane, avoine.

 

Arthrite

 

On incorpore à la ration des plantes anti-inflammatoire et analgésique : saule ou reine des prés, romarin, réglisse, curcuma, gingembre, boswellia, feuilles de cassissier, frêne, harpagophytum ou scrofulaire, dioscorea villosa (plante dont on a extrait les glucocorticoïdes).

 

En cas de crise, en externe : infusions concentrées ou HE de romarin, de lavande, de pin et de gaulthérie couchée.

 

Souvent, il faut donner des diurétiques : ortie, racine de pissenlit, persil, bardane…

 

Arthrite septique

 

C’est une arthrite provoquant une boiterie intense d’origine infectieuse (bacille du Rouget, staphylocoque,…).

 

On l’appelle aussi la polyarthrite du veau.

 

On donnera des plantes pour lutter contre l’infection (ail, berberis, échinacée, …).

On appliquera la procédure pour l’arthrite : donner de l’ortie, du gingembre, du saule, du curcuma…

 

Aromathérapie : le mélange HE d’origan et de tea tree fait merveille comme anti-infectieux général.

On peut y joindre la force du thym à thymol, d’eucalyptus citronné…

 

En externe : HE de pinsylvestre, HE de thym à thymol, HE de gaulthérie couchée, HE de laurier noble, HE de menthe poivrée, HE de romarin…

 

Avortement :

 

En prévention, donner de l’ail, des fruits d’églantier (cynorhodon), des feuilles de framboisier (ou de ronces dans le pire des cas), de cassissier ou de frasier.

 

Bleime

 

Cette une fissure dans la corne.

 

Botulisme

 

La bactérie Clostridium Botulinum produit une toxine extrèmement puissante ( l’acide botulique).

Elle ne vit qu’en anaérobie (absence d’oxygène), dans des milieux comme les fourrages moisis, les eaux contaminés par des cadavres…

L’animal atteint est surtout frappé par des troubles neurologiques : démarche lente et faible, paralysie de la langue (impossibilité de déglutir), dyspnée mortelle, paralysie progressive du corps.

La mort survient dans 50% des cas de façon foudroyante (quelques heures) ou parfois plus lentement.

La paralysie est provoquée par les toxines qui bloquent l’acétylcholine au niveau des jonctions neuromusculaires.

 

On peut éventuellement donner de l’ail et de l’échinacée avec du thé noir.

 

Bronchite

 

Il s’agit le plus souvent de l’infection des bronches suite à une maladie virale.

 

Calmer la toux : tussilage, plantain, guimauve, réglisse, molène, lierre grimpant, droséra, primevère…

Désinfecter le système respiratoire : genévrier, eucalyptus, ail, aunée, thym, fleurs de sureau (surtout pour la suite de maladie virale), échinacée et berberis.

 

 

Aromathérapie : HE d’origan, d’eucalyptus, de thym, …

 

 

Broncho-pneumonie

 

Cette congestion pulmonaire à différentes causes : suite d’infection virale, parasites dans l’appareil respiratoire, infection par Aspergillus, suite de sinusite, de trachéite ou de bronchite.

 

Il y a un jetage, de la toux et surtout une fièvre élevée.

 

Contre la fièvre : fleurs de sureau, achillée, sauge, reine des prés ou saule.

Pour désinfecter : ail, échinacée, berberis et myrrhe.

 

Aromathérapie : HE d’origan et de tea tree.

HE d’eucalyptus, camphre.

 

La broncho-pneumonie vermineuse sera traitée par l’ail et l’eucalyptus ou les huiles essentielles de thym, de girofle, d’eucalyptus globulus.

 

 

Brucellose

 

L’avortement lié à la brucellose est provoquée par Brucella abortis (chez les bovins) ; ou B. melitensis (chèvres et ovins) ou B. ovis (brebis).

Le signe caractéristique est l’avortement à n’importe quel moment de la gestation, d’un grand nombre de femelles.

 

L’ail et l’échinacée seront préventives.

La myrrhe est en plus de ces plantes , le grand nettoyeur du sang contaminé par Brucella.

 

 

Brûlures

 

Ail et échinacée en interne.

En externe : aloe vera, hydrocotyle , huile de calendula ou de millepertuis, achillée.

 

Aromathérapie : HE de lavande , de laurier, de girofle, de tea tree, de menthe poivrée.

Eventuellement, remplacer l’HE de girofle par l’HE de camomille noble.

 

 

Calculs rénaux

 

Le rein est comme un filtre .

Si l’urine est trop riche en sels minéraux ou autres substances, les solutés précipitent (le sel en excès dans un verre d’eau finit par se déposer au fond du verre) .

En règle générale, les calculs se forment dans le rein.

Leur taille est variable, les plus petits seront spontanément éliminés, ceux de taille moyenne causeront de la douleur mais peuvent également passer au bout d’un certain temps ; et enfin les plus gros resteront loqués ou boucheront un uretère : c’est la colique néphrétique.

Le calcul rénal est donc la cristallisation de sels minéraux et d’acides.

La plupart des calculs sont à base de calcium : ce sont les calculs d’oxalate de calcium, de phosphate de calcium ou du mélange des deux.

Les calculs de stuvite ( de phosphate ammoniaco-magnésien) est généralement provoqué par des infections bactériennes chroniques du système urinaire.

Les calculs d’acide urique se forment à cause d’un excès de cette substance dans l’urine.

 

L’obstruction d’un uretère peut provoquer une infection grave (jusqu’à la septicémie).

 

Traitement avec des analgésiques puissants (pavot, corydale, reine des prés avec du lactucarium).

Antispasmodiques et anti-inflammatoires du système urinaire : livèche , chiendent, persil.

Antibactériens : capucine, raifort, busserole, myrtille…

En préventif : pissenlit, chiendent et solidago.

 

Candidose (et infections fongiques)

 

L’ail est le grand spécifique.

Donner aussi de l’échinacée, du lapacho ou Pau d’arco, de la sauge…

L’HE de tea tree, de girofle, de cannelle sont aussi très précieuses.

Incorporer des plantes riche en soufre : ortie, gaillet gratteron, calendula…

La cardiomyopathie dilatée

 

Maladie du muscle cardiaque où les cavités (surtout les ventricules) sont dilatées , abaissant de manière importante la capacité du cœur à effectue son rôle de pompe, ce qui peut conduire à l’insuffisance cardiaque.

L’organisme tente de compenser ce trouble en augmentant le volume maximal (en fin de diastole) et le volume minimum (en fin de systole).

Cette augmentation du volume sanguin va compenser au début la diminution de la contractivité du myocarde permettant alors une conservation du débit cardiaque.

Celui-ci a ses parois qui vont s’amincir ainsi que modifier sa forme (il devient plus sphérique, donc moins allongé).

Ce qui entraîne à plus ou moins long terme une baisse de la fraction éjectée.

On observe une tachycardie, un bruit de galop, un soufflecardiaque, une hypotension.

Dans les stades plus avancés : une baisse e l’activité physique, un œdème du poumon (signe d’insuffisance cardiaque aiguë).

Il est d’usage d’utiliser le muguet, la scille, mais ces plantes sont très difficiles à bien employer.

On préfèrera une combinaison de ginseng, de coleus et d’aubépine.

 

 

Cardiomyopathie hypertrophique

 

C’est l’hypertrophie, l’augmentation du poids, du muscle cardiaque.

Il s’agit surtout du ventricule gauche qui grossit.

La maladie est génétique ou fait suite à une hypertension artérielle ou à un rétrécissement de l’aorte.

Les symptômes sont parfois très discrets mais on relève : une dyspnée ‘effort (essoufflement), des douleurs thoraciques, des palpitations, des malaises, des syncopes.

L’évolution est une insuffisance cardiaque (avec œdème du poumon).

 

Traitement : aubépine, feuilles de ginkgo, mélisse et tilleul.

Salvia miltiorrhiza (équivalent de l’aubépine) et plantes à berbérine.

 

 

Cataracte

 

Il s’agit de l’opacification (diminution de la transparence) du cristallin ( lentille convergente de l’œil).

L’opacification se traduit par une baisse de l’acuité visuelle, et parfois une gêne à la lumière.

Elle est le plus souvent spontanée chez les vieux animaux (forme sénile).

Il y a aussi les formes médicamenteuse (corticoïdes par exemple), métabolique (diabète), traumatique, secondaire (suite d’uvéite)…

 

La prise d’extrait de myrtille est capable de stopper la progression de la maladie chez 96% des patients.

 

Le fénugrec, l’ail, la cinéraire maritime, les fleurs de buddléia officinale, le thé vert, le ginkgo, le basilic sacré sont tous efficaces également.

 

 

Caséeuse (maladie)

 

Pathologie qui provoque des abcès aux ganglions lymphatique et causée par une bactérie : Corynebacterium pseudotuberculosis.

Très contagieuse (morbidité à 50%) parce que le germe peut résister plus de six mois dans le sol.

L’abcès est très gros et perce spontanément , délivrant du pus verdatre.

La guérison survient parfois sans traitement chez les animaux qui étaient en forme.

Dans le cas contraire, la maladie devient chronique et l’animal maigrit.

Il faut faire mûrir les abcès puis les désinfecter avec du calendula et de la consoude.

L’ail, l’écinacée et le thym combattront ou aideront à lutter contre l’infection.

On donnera du fénugrec et des plantes du système lymphatique comme le gaillet gratteron.

 

Drainage : artichaut, pissenlit, ortie, verge d’or.

 

Cas graves : HE de thym à thymol, canelle, tea-tree et laurier noble en interne.

 

 

Choléra des volailles

(voir Pasteurellose)

 

Elle est provoquée par la bactérie Pasteurella Multocida pour les volailles et par P. Haemolytica chez les ruminants.

 

Dans les deux types de maladies, le traitement par des antibiotiques naturels agissant communément peuvent sauver les animaux.

Ainsi, la combinaison de l’ail, de l’échinacée, de l’hydrastis en interne plus de l’HE d’eucalyptus et du camphre en externe es un traitement efficace.

On mêlera aussi du thym à la ration.

 

 

Clavelée (voir Variole des ruminants)

 

Elle est causée par un poxvirus.

Elle se caractérise par de multiples zones de pertes de poils circulaires (pustules) sur la tête des animaux.

 

Clostridioses :

 

Il y a plusieurs maladies causées par les Clostridium comme le tétanos et le botulisme.

Mais ce n’est pas tout :

 

-entérotoxémie : elle est provoquée par un changement brusque de ration, un manque de cellulose, un excès de céréales qui permettent aux clostridies naturellement présentes (mais en petites quantités chez l’animal sain) de se multiplier.

Les symptômes varient suivant le type de C. Perfringens.

Le type B provoque une forme foudroyante (mort après quelques jours d’anorexie) tout comme le type C.

Le type D provoque une mort subite sauf dans des cas moins aiguës où il y a une démarche ébrieuse de l’animal et des convulsions, un œdème du poumon (mousse blanche au niveau des narines).

 

-Gastrotoxémie : ici, c’est C. septicum qui est l’agent de la maladie.

Elle se développe chez les jeunes ayant consommés de l’herbe gelée (favorise la nécrose de la caillette).

 

-hépatite nécrosante : les douves provoquent une nécrose du foie.

Il y a alors un développement de C. oedematiens de type B.

 

-Gangrène gazeuse : causée par C. oedematiens qui se développe dans une plaie.

 

-charbon symptômatique : provoquée par le développement de C. Chauvoei suite aussi à une plaie.

 

Dans tous les cas donner de l’ail et de l’échinacée en interne.

En externe : millepertuis, calendula, feuilles de noyer.

 

 

Coccidiose

 

Infection du système digestif causée par des protozoaires du genre Eimeria.

Traitement : ail ; échinacée ;berberis ; girofle ; cannelle ; azadirachta indica ; citron ; curcuma ; origan ; graines de papaye ; sauge et thym.

On associera 4 de ces plantes dans l’alimentation.

L’écorce d’orme rouge est indispensable pour calmer la diarrhée.

L’ortie comme reconstituant.

 

Aromathérapie : HE d’origan, de thym, de cannelle, de girofle, de camomille romaine.

 

 

Cryptosporidiose :

 

Donner du camphre et des HE d’origan ,de canelle, de tea tree, de laurer.

 

 

Colibacillose

 

Infection intestinale provoquée par le développement d’escherichia coli.

Donner de l’ail, de l’écorce d’orme rouge, de l’anis et du séné (purge pour évacuer les aliments contaminés).

 

Aromathérapie : HE d’origan, de tea tree, de laurier noble, de basilc, de romarin, dementhe poivrée et d’aneth.

 

 

Conjonctivite :

 

C’est l’inflammation du bulbe oculaire et des paupières.

De nombreuses causes sont possibles : allergie, insectes volants, traumatisme, infection bactérienne (staphylocoques, streptocoques, pneumocoques), parasitaire (filariose), virale (herpès, rougeole, varicelle).

L’ectropion ou l’entropion, un corps étranger (épillet) sont aussi possible.

 

Berberis ou plantes à berberine, isatis tinctoria et euphraise sont antiseptiques.

La camomille matricaire , le curcuma, le mélilot sont anti-inflammatoires.

 

Le jus de citron est excellent.

 

En interne : ail.

 

 

Constipation

 

La constipation est souvent liée à un manque d’eau ou de fibres.

Sinon, un cancer peut aussi réduire le passage des excréments.

Les problèmes hépatiques induisent également des impactions.

 

Traiter suivant l’origine.

En général il faut aider l’organisme en donnant de la réglisse associée à de la gentiane et des purgatifs drastiques (huile de ricin, rhubarbe, bourdaine, séné, aloes, bryone…).

 

Les graines de lin sont très efficaces aussi.

 

 

Coryza

 

On appelle Coryza , les symptômes provoqués par 3 virus ( herpes virus, calcivirus, réovirus) et de bactéries.

La maladie se reconnaît par la toux, les éternuements, l’écoulement nasal et des yeux, anorexie, taches rouges dans la bouche (plus rare).

Un animal en bon état guérira spontanément, sinon il risque la mort.

Chez le chat et les volailles : faire inhaler une décoction de thym, d’eucalyptus, de bourgeons de pin dans un L d’eau.

 

Donner de l’échinacée, de la mélisse, de l’ail en interne.

 

 

Coup de chaleur (ou Insolation)

 

Mettre immédiatement l’animal à l’ombre.

Donner de la menthe et du rumex acetosa, de la gentiane et du saule ou du quinquina.

 

3 votes. Moyenne 3.67 sur 5.

Commentaires (2)

1. pascale 18/09/2012

bonjour,
je pense avoir chez mes volailles un problème de coccidiose et de coryza en même temps. Ou peut-on trouver l'échinacée, la mélisse ou l'orme rouge. merci de me renseigner car je nai jamais entendu parler de ces traitements.

2. gardiabacqueraphael 20/09/2012

Je vous conseille contre le coryza : 4 g par volaille d'ail / j (soit une peite gousse) et 0,5 g de myrrhe par jour par volaille (soit une pincée de larmes sèches de myrrhe mis en poudre) et de l'échinacée (1 pincée de poudre de racine par volaille par jour).
Ces plantes luttent aussi contre les coccidies mais il est préférable de joindre une pincée de thym sec et une pincée de sauge par oiseau et par j.

Dans tous les cas, traitement de 10 j.

Il y a des études indiquant l'effet des plantes sur les coccidies de différents animaux:

pour le thym:

Anti-coccidiosis Effect of Thymus serpyllum in Rabbits: Oocyst
Shedding and Body Weight Changes

O. ÖZKAN; 2010

pour le thym et l'échinacée et la sauge et l'origan:

The effect of a dietary herbal extract blend on the performance of broilers challenged with Eimeria oocysts.

A Arczewska-Włosek; 2012

pour la sauge:

Experimental Application of Sage in Rabbit Husbandry

R. Szabóová; 2008

pour la myrrhe:

Anti-coccidial effect of Commiphora molmol in the domestic rabbit (Oryctolagus cuniculus domesticus L.).

HB Baghdadi; 2010

pour l'ail:

Efficacy of garlic extract on hepatic coccidiosis in infected rabbits (Oryctolagus cuniculus): histological and biochemical studies

FH Toulah; 2007

Tandis que sur le coryza des poules j'ai personnallement constaté l'effet de l'ail et du thym : au pire ils réduisent les symptômes et stoppent la mortalité mais n'empêche pas la morbidité-la contagion (il faut traiter tous les animaux en contact avec les malades) ; au mieux non seulement les volailles guérissaient en trois jours de traitement mais la contagion était stoppée.

L'ail évite souvent les surinfections bactériennes et limite les virus.
Le thym désinfecte doucement les voies respiratoires et limite la toux et les infections.

La myrrhe est également très importante dans le coryza car elle désinfecte très bien.

Ajouter un commentaire

Vous utilisez un logiciel de type AdBlock, qui bloque le service de captchas publicitaires utilisé sur ce site. Pour pouvoir envoyer votre message, désactivez Adblock.

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site