Cancer : des alternatives ?

 

Cancer : des alternatives ?

NON, mais une complémentarité : OUI !

 

On peut se demander où en est la recherche sur les plantes médicinales et le cancer.

Existe-t-il du nouveau ?

Les plantes peuvent-elles complémenter l’approche médicale actuelle ?

Sont-elles capables de diminuer les effets secondaires de la chimiothérapie ?

Enfin, est-ce qu’elles peuvent limiter les métastases ?

 

Ces questions sont très importantes car elles permettent rapidement de savoir si Oui ou Non, les plantes doivent entrer dans l’aide aux malades.

 

 

Les plantes ont-elles des propriétés anticancéreuses ?

 

La réponse est OUI.

Mais la plupart proviennent de régions tropicales….

 

L’annone contient de l’annonacine.

Dans une étude japonaise de Mars 2002, cette substance a été testée contre des cellules pulmonaires cancéreuses implantées sur des souris.

Il y avait un lot témoin sans traitement, un deuxième qui reçut de l’adryamicine (substance utilisée en chimiothérapie) et un troisième lot reçut de l’annonacine ( 10 mg par kg ).

L’annonacine s’est révélée légèrement plus efficace que l’adryamicine et en plus avec absence de toxicité (57,9 % d’inhibition).

L’adryamicine fut si toxique que la moitié des souris du lot traités succombèrent.

 

Les extraits alcooliques du Calotropis procera possèdent une action inhibitrice sur des cellules cancéreuses de 64,3 % in vivo (souris)

La toxicité sur les reins et le foie est en plus réversible.

 

J’ai déjà décrit dans un autre article les propriétés puissantes du lapacho.

 

Le mangoustanier (garcinia mangostana) possède aussi des propriétés anti-cancéreuses validées par différentes études et une thèse : EFFECT OF GARCINIA MANGOSTANA EXTRACT ON IN VITRO AND IN VIVO CANCER. PROLIFERATION.

 

Le noni (morinda) se révèle, d’après l’étude de 2009 : Apoptosis-inducing effects of morinda citrifolia L. and doxorubicin on the Ehrlich ascites tumor in Balb-c mice ; être un excellent agent anticancéreux.

Il a été observé une inhibition de 40-50% dans les lots traités.

La molécule de synthèse (doxorubicine) était cependant un peu plus puissante que le noni.

 

La griffe-de-chat (Uncaria tomentosa) a montré son potentiel inhibiteur des cellules cancéreuses dans une étude de R. Pilarski et al. (2010).

 

Enfin le lys-araignée (Hymenocallis littoralis) qui s’est montrée spectaculaire in vitro sur différentes cellules cancéreuses sera-t-elle miraculeuse in vivo ?

Peut-être puisque les premières études in vivo sont prometteuses (Pancratistatin induces apoptosis and autophagy in metastatic prostate cancer cells ; 2011).

 

Beaucoup de plantes sont testées in vitro, moins sur les animaux et de façon rarissimes sur les êtres humains.

 

D’autres substances naturelles sont bien sûr à l’étude comme les champignons médicinaux.

Le maitaké est le plus connu (grifola frondosa), le reishi est très utilisé (ganoderma lucidum), l’agaric aussi.

Ces champignons sont d’une très grande importance.

Mais la palme reviendrait au Inonotus Obliquus considéré comme 100 fois plus efficace que le Ganoderma lucidum par les chercheurs japonais, Russes et l’International Agriculture Development Institut de Corée.

Ce champignon contient beaucoup de beta-glucans mais aussi de l’acide bétulinique reconnu comme un puissant agent anticancéreux.

 

Mais l’association du reishi et du Cordyceps est déjà très bénéfique sur la qualité de vie de cancéreux à un stade avancé selon des études de Nouvelle-Zélande.

 

 

Existe-t-il des plantes augmentant l’efficacité des molécules de synthèse ?

 

Oui.

Comme le silvestrol de l’Aglaia silvetris.

Les plantes qui diminuent les effets néfastes de la chimio agissent très souvent en synergie avec les molécules de synthèses.

 

Y-a-t-il des substances naturelles luttant contre les effets secondaires de la chimiothérapie ?

 

Elles sont très nombreuses mais hélas, peu étudiées…

 

Contre les troubles digestifs, les nausées et les vomissements peuvent être essayées la menthe poivrée, le gingembre (reconnu efficace à partir de 1,5 gramme par jour ) et le maitaké.

 

Contre les dommages du foie il y a le chardon-marie, reconnue par le American Cancer Society.

 

Contre la fatigue on pourra éventuellement prendre du ginseng de sibérie (eleutherocoque)

Le ginseng d’Amérique est prouvé efficace par le North Central Cancer Treatment.

 

Si le thé vert n’est pas contre-indiqué il sera une aide précieuse pour stimuler l’organisme.

 

L’astragale re-équilibrera les défenses immunitaires et limitera les effets secondaires.

 

Malheureusement , pour la chute des cheveux liée aux traitements, les études sont encore plus limitées.

Peut-être que les plantes comme le Ficus religiosa associé au Psidium guajava (selon l’étude de N.P. Gavatia et al ; 2011) et le Tamarindus indica associé au Curcuma longa (selon N. Vyas et al. ; 2010) limiteront une perte importante.

La préparation ayurvédique Liv.52 aurait un effet très intéressant sur l’alopécie (selon H.L. Kapoor et al. ; 1990 : Role of LIV.52 in alopecia-induced by radiation and chemotherpy).

 

 

En conclusion, la maladie qu’est le cancer nécessite que l’allopathie et la médecine traditionnelle se serrent la main.

 

 

 

 

 

 

 

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